Joies du marronnier – Cité de la Voix – Edito #6

Cté de la Voix - Vézelay - Cordes & ÂmesC’est la troisième saison de « Quotidiennes » que nous ouvrons, dans ce lieu exceptionnel qu’est la Basilique de Vézelay et notre chère Cité de la Voix.

Pour la troisième saison, nous accueillons ces jeunes ensembles si différents les uns des autres dans leur répertoire, leur composition, leurs attentes, leur manière d’aborder la musique, et, en même temps, si semblables dans leur sincérité et leur faim de musique.

Avec l’activité maintenant continue de la Cité de la Voix, nous pourrions être blasés ou fatigués de recommencer cette valse des ensembles, des quotidiennes et des publics. Nous pourrions envisager de passer à autre chose, mais que nenni !

Elle est étonnante cette joie qui nous anime quand reviennent ces premières quotidiennes, cette première « basilique », comme on l’appelle entre nous. Cette joie de retrouver l’une des toutes premières activités de la toute jeune Cité de la Voix, son code génétique en quelque sorte.

Inusable, cette joie d’accueillir ce public si différent de nos habitués du « hors-saison » ! Ce public qui mêle les touristes, les cyclistes, les motards, les jeunes, les vieux, et, justement, nos habitués restés dans l’Yonne pour les vacances. Ce public qui s’assoit vingt minutes pour un concert dont il ne soupçonnait quasiment pas l’existence une heure avant !

Indicible, cette joie – et cet honneur – de mettre en musique quotidiennement cette Basilique que nous connaissons par cœur, mais qui nous saisit systématiquement chaque fois que nous y entrons. C’est un des miracles de ce lieu, et de Vézelay en général.

Nous le sentons, les Quotidiennes de la Cité de la Voix, prennent leur place peu à peu dans le paysage local, régional voire national, et nous n’en sommes pas peu fiers. Mais nos objectifs restent les mêmes, encore et toujours : emmener le plus grand nombre, au détour d’un passage par Vézelay et le temps d’une parenthèse enchantée, à la découverte de ces musiques qui nous passionnent et aider ces jeunes ensembles à se professionnaliser et lancer, dans la mesure de nos moyens, leur carrière juvénile.

On ne se baigne jamais dans le même fleuve, paraît-il.

Il n’y a pas deux semaines de résidence ni deux quotidiennes semblables, et c’est réjouissant !

Nicolas Bucher

NDLR : sur le même sujet, « air de chaconne », l’édito numéro 3 de l’année dernière.