Transfigurer le choc des cultures pour les générations futures

new lifeNous assistons à un virage important dans le monde culturel français, nous passons d’un système qui était en grande partie supporté par un ministère et différentes grosses structures, à quelque chose d’inconnu, d’inédit. Un nouveau système se profile, défini par ses propres acteurs, la Culture y deviendrait alors l’expression d’une pluralité de compositions singulières.

L’art est une partie importante de la culture. Il est difficile d’imaginer que l’artiste puisse chercher lui-même les financements qui lui permettraient de créer, le modèle qui arrive le place dans une position que l’on peut trouver inconfortable : face à sa propre volonté de se médiatiser, d’exister en tant qu’artiste, l’artiste face à lui-même… nu.

Parallèlement à cela, nous assistons à la fin du régime de l’intermittence. Ce n’est une joie pour personne, on peut avoir peur, se plaindre, chercher des boucs émissaires toujours est-il que le futur est peut-être à construire sans ce régime. Nous devons trouver des solutions. Qu’avons-nous à notre disposition ?

web, synapsesUn outil incroyable, le Net. Des américains l’ont pensé comme une immense toile de liaisons synaptiques. La représentation artistique doit exister et demeurer sur cette toile, évitant l’arraisonnement, créant ainsi les conditions de son émancipation, entretenant ainsi le mystère or nous savons tous que c’est une « lutte » sans pitié livrée par de fines intelligences parfois d’une rare complexité, très souvent pragmatiques. La représentation de la diversité culturelle française se doit de trouver les alliances synonymes d’un futur salutaire. Nous en avons un exemple avec l’actuelle ministre de la Culture, Fleur Pellerin, la culture a tout intérêt à s’allier au numérique.

L’Internet permet de s’exprimer et d’être entendu par un grand nombre d’individus. Il serait suicidaire que des artistes représentants par exemple une culture dite « classique » continuent de s’y médiatiser comme les représentants d’une élite. Ils s’exposeraient eux et leurs pairs à un implacable rejet. L’on ne peut perdurer sans l’aval d’une majorité, ou à défaut sans provoquer l’adhésion de cette dernière à sa cause. Il faut que cette culture « classique » se représente et soit acceptée, non pas parmi les siens mais par le plus grand nombre. Pourquoi ne pas oublier ces termes « classique », « savante » qui cloisonnent, pourquoi ne pas regarder les musiques comme étant complémentaires. Des musiques, des audiences, des réseaux, des cultures différentes, que nous ne devons pas voir comme des ensembles disjoints mais plutôt comme perméables et comme « leviers » les uns des autres, « leviers » qui amèneront le message artistique à s’enrichir et à persister au sein de la mémoire collective pour les générations futures.