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Tai Chi Chuan et Piano, Conquêtes de Soi par le mouvement
Les premiers pianos tels que l’on peut en croiser de nos jours n’existent que depuis le début XIXème, et l’Art de l’interprète pianiste est ce que l’on peut se permettre d’appeler un Art récent, surtout si l’on compare aux origines lointaines du Tai Chi Chuan et des pratiques corporelles Chinoises telles que le Qi Qong. Mais à y regarder de plus près, les ponts reliant les deux pratiques, l’une d’ailleurs très Occidentale, l’autre très Orientale, sont nombreux et fructueux.
Souffrance au travail : une aide par la musicothérapie
Il est intéressant d’observer les références symboliques affichées comme modèles : le guerrier, le marin, le héros sportif ou le chef d’orchestre, images très valorisées en entreprises, véhiculant le modèle social d’un pouvoir conquérant, solitaire, virtuose. Mais ces comparaisons réductrices dissimulent mal, chez ceux qui les manient, la valorisation de comportements égocentriques liés à une exacerbation de la frénésie. On estime à 28% le nombre de salariés européens souffrant de troubles liés à un état de stress professionnel (…) le recours à la musique a pu être ainsi présenté (…) comme une technique efficace pour favoriser le mieux-être, la détente et la cohésion.
Musicothérapie en gériatrie, la vieillesse n’est pas une dé-fête ?
Il serait faux de prétendre que la musique pourrait, par elle-même et comme par magie, nous guérir de nos souffrances et plus encore, de la vieillesse envisagée trop souvent comme l’ultime maladie.
Dans un quotidien répétitif qui les laisse trop souvent éteints voire dépressifs, ou en confrontation obsédante à un corps qui n’est plus que souffrance, il m’a été donné de constater que l’attente des résidents porte d’abord sur le désir de nouer, grâce à la musique, un lien d’humanité vraie et de vivre un moment de joie.
La musique, comme moyen de guérison
Depuis l’aube de l’humanité, la musique, ainsi que ses liens avec la médecine, a une importance capitale et singulière dans l’existence humaine.
La maladie, la souffrance, était considérée comme un état de désordre interne, une âme prisonnière qui expiait un pêché commis. Dans certaines traditions, la musique devait libérer et éduquer cet âme en servant d’intermédiaire entre les dieux et les hommes à travers des rites chamaniques, des chorégraphies et des chants d’implorations.






